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Sr. Julienne Santos

Liste des sœurs décédées

Décédée le 12/01/2025

   Naissance : 14 juin 1927
   Profession : 28 avril 1950
   Décédée : 12 janvier 2025
 
 
Nous remercions Dieu pour la vie de Sœur Julienne, femme vaillante qui a donné sa vie pour les plus nécessiteux, elle s’est donnée totalement à ce qui lui était demandé et n’a jamais accepté un non comme réponse.
 
Julienne Santos est née le 14 juin 1927 à Tongatapu de Jokim Santos (né aux îles du Cap-Vert de nationalité Portugaise) et Mele Ikahihifo Young de Tongatapu qui ont eu la chance d’avoir quatorze enfants. Sœur Julienne était la onzième enfant de cette famille aimante. La famille vivait à Fatai sur Tongatapu, l’île principale de Tonga. Sa plus jeune sœur, Theresa Rose, qui a passé quelques années comme SMSM, est la seule survivante. 
 
Sœur Julienne a reçu sa première scolarité à Nuku’alofa lorsque les sœurs maristes étaient encore là. Elle commença son postulat à Ma’ufanga, Tonga, le 28 avril 1947 et entra au noviciat un an plus tard sous le nom de Sœur Malia Pelenato (Bernard). Sa première Profession eut lieu le 28 avril 1950 à Ma’ufanga.
 
Après sa profession, Sœur Julienne fut envoyée enseigner dans divers endroits de Tonga : Lapaha, NiuaToputapu, Ma’ufanga, Vava’u, Ha’apai. En 1962, elle se rendit à Wahroonga, en Australie, où elle travailla à Altarbreads et sans aucun doute améliora son anglais en vue de ses études au Loreto Hall Teachers’ Training College à Auckland de 1964 à 1966. Après avoir obtenu son diplôme, elle continua à enseigner à Nuku’alofa et ‘Eua.
 
Le gouvernement Tongien s’étant engagé à assurer l’éducation universelle à tous les enfants du primaire et le diocèse ne pouvant se permettre de payer des salaires équitables aux enseignants des Ecoles Catholiques, la décision fut prise de fermer les écoles primaires et de mettre les bâtiments scolaires à la disposition du gouvernement. L’Enseignement Catholique pouvait alors se concentrer sur les écoles secondaires. Pour assurer la formation religieuse des enfants, l’accent fut mis sur le travail catéchétique, en particulier sur la préparation des adultes à l’enseignement de la Vie Chrétienne.
 
Au milieu de l’année 1971, Sœur Julienne a rejoint un groupe envoyé par l’évêque, Monseigneur Finau, pour suivre une formation catéchétique à l’Institut pastoral d’Asie de l’Est à Manille, aux Philippines. Là, Sœur Julienne s’est également intéressée au travail des médias, en particulier aux journaux et à la radio, et a obtenu d’autres diplômes pour accroître ses ressources pour la mission.
 
À son retour en 1972, en tant que membre de l’équipe d’Éducation à la vie chrétienne (ECL), avec d’autres membres de l’équipe, elle a visité les familles catholiques de chaque paroisse afin de découvrir les besoins réels et les difficultés des gens. Ils ont commencé par une célébration eucharistique dans le village avant de donner une série de douze causeries du soir sur une période de deux mois.
 
En plus de cela, Sœur Julienne a participé à la création et à la préparation d’une Emission Hebdomadaire de Radio Catholique sur la station de radio gouvernementale A3Z. L’équipe organisait des interviews, des sujets de discussion, des sujets d’intérêt, des nouvelles et de la musique de dévotion appropriée, Sœur Julienne clôturant chaque session par une réflexion de cinq minutes. Parallèlement au projet radiophonique, Sœur Julienne a été invitée à travailler avec un groupe pour remettre en service le Journal Catholique Taumu’a Lelei, qui n’était plus diffusé depuis plusieurs décennies.
 
Sœur Julienne a été détachée pour une mission de courte durée en Jamaïque en 1976 et 1977, où elle a été impliquée dans l’enseignement et les visites pastorales dans les zones montagneuses les plus pauvres de Seaford Town. Avec sa compagne SMSM, elle a commencé à diriger des Services de Communion et des Funérailles pour les habitants de deux des paroisses en raison d’une pénurie de prêtres. En tant que membre de l’équipe d’éducation des adultes de l’évêque, Sœur Julienne a travaillé avec un prêtre et un laïc pour donner des conférences et des cours dans tout le diocèse. C’était un travail extrêmement difficile, mais elle a beaucoup aimé son séjour là-bas.
 
De retour à Tonga, Sœur Julienne a continué son ministère en travaillant sur un cours d'Education Religieuse pour les écoles secondaires en 1980. En 1982, elle a eu l'occasion de fréquenter l'Institut Pastoral National de Melbourne, en Australie. Ce fut un moment déterminant pour elle, qui a abouti en 1988 à la réalisation de son rêve d'être envoyée en mission auprès des Aborigènes d'Australie.
 
Au début, Sœur Julienne s'est préparée en visitant la mission à Bathurst Island, puis elle a travaillé avec les sœurs FMM à Palm Island, puis à Mt Isa. Elle a participé à des programmes d’alphabétisation et à des programmes pour les alcooliques et les enfants des rues. On a encouragé les adultes à enseigner à leurs enfants la vie dans leur pays, à chasser et à survivre dans la brousse et dans la mer, à apprendre les plantes indigènes et les plantes médicinales. Sœur Julienne a été invitée à leurs petites fêtes, en particulier lorsqu’un serpent a été attrapé, décrivant le goût du serpent comme un peu comme celui du poulet au poisson. Elle a écrit à propos de son travail : Le travail avec les peuples Aborigènes est ma priorité numéro un parce qu’ils sont les plus pauvres des pauvres (dans un pays riche)… Ils partagent avec vous leur pauvreté totale comme une confiance sacrée… mais le fait est que ces gens sont intemporels comme leur culture. Ils peuvent se résoudre à vous accepter et à vous ouvrir leur cœur seulement si vous êtes prêt à passer du temps et même à perdre du temps avec eux.
 
Mt Isa était loin de Sydney, c'est pourquoi en 1990, Sœur Julienne est retournée à Sydney pour travailler avec les aborigènes dans un environnement plus suburbain. À cette époque également, elle a eu l'occasion de participer à un Renouveau des Sœurs Aînées à Rome et en France et elle en a été très reconnaissante. Sœur Julienne a rejoint l'équipe de Soins Pastoraux de l'Hôpital Mt Druitt en 1997 et s'est donné pour mission spéciale d'être auprès des mourants sans personne à leurs côtés et des patients aborigènes. Cette période à l'hôpital a été l'un de ses ministères les plus heureux et les plus épanouissants et elle a continué à y travailler jusqu'en 2014, date à laquelle sa santé a commencé à se détériorer. Lorsque Sœur Julienne a été admise aux Soins Palliatifs de l'Hôpital Mt Druitt le 31 décembre 2024, de nombreux membres du personnel se souvenaient encore d'elle avec affection. 
 
Sœur Julienne, bien qu'elle soit une petite personne, était une force avec laquelle il fallait compter et lorsqu'elle était déterminée à faire quelque chose, elle ne laissait personne ni rien l'empêcher d'atteindre son objectif. Au cours de ces dernières années, alors que sa santé déclinait, elle passait de plus en plus de temps dans son « coin de prière » dans son unité de Southern Cross, à Plumpton. La mort de son frère Vincent fut une grande tristesse et elle attendait avec impatience le moment où ils se reverraient…
 
Sœur Julienne s’était bien préparée pour le jour tant attendu de sa mort. En 2018, elle avait déjà écrit son propre éloge funèbre et sa messe funéraire était prête à être imprimée.
 
Sœur Julienne, vous avez mené le bon combat et vous avez gagné la course. Puissiez-vous maintenant reposer dans l’étreinte aimante de Celui qui vous a appelée à être missionnaire, mariste, religieuse.
 
Parmi d’autres peuples, et dans notre pays,
Dans le respect et le dialogue, nous essayons d’être liens de communion
Entre les peuples, les races et les cultures,
Et témoins d’amour universel.
                                                                    (Constitutions SMSM n° 22)
 
S. Janice Ruff et Margaret Ryan smsm